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lundi 5 septembre 2011

Boire de l'eau cela maintient le cerveau en bonne santé!


Boire de l’eau pendant un effort sportif nous paraît naturel. Mais on a aussi besoin d’eau pour assurer sur le plan intellectuel ! Pour un examen ou une journée de travail intense, l’impact de notre hydratation sur nos facultés cognitives est décisif.
Plusieurs études montrent qu’une légère déshydratation impacte considérablement
Boire de l'eau c'est bon pour l'esprit ! - Boire de l’eau : bon pour le corps, bon pour l’esprit !
Boire de l'eau c'est bon pour l'esprit !
nos performances mentales.

● Mémoire à court terme : -28% 

En 2005, une équipe scientifique américaine a testé les effets de notre consommation d’eau sur notre mémoire à court terme (1). Le protocole mis en place consistait à soumettre des listes de chiffres aux sujets pour tester leur mémoire. Résultat : les capacités de mémoire à court terme des candidats bien hydratées étaient supérieures de 28% à celles des candidats légèrement déshydratés, suite à un effort physique ou une exposition à la chaleur.

● Concentration : -20% à -43% 

Une autre étude américaine confirme l’importance d’une bonne hydratation pour maintenir notre attention (2). L’expérience a consisté à tester les capacités de concentration de candidats qui n’avaient pas bu d’eau pendant la journée. Au bout de 13 heures, les chercheurs ont mesuré une chute de 20% de la qualité de la concentration et de l’attention. Au bout de 24 heures sans boire d’eau, ces performances intellectuelles diminuaient de 43% !

● Agilité : -28,5% 

Même l’agilité peut-être impacté lorsqu’on sous-estime nos besoins en eau. Des scientifiques ont ainsi testé l’adresse des joueurs de crickets, en comparant les performances de joueurs bien hydratés à celles de sujets mal-hydratés (3). Ils ont observé, pour les joueurs qui n’avaient pas assez bu d’eau, une baisse de 28,5% de la précision et de la puissance de leurs tirs. *

● Endurance : jusqu’à -20% en 10 minutes

D’autres études montrent - pour un effort sportif ou intellectuel - que la qualité de notre hydratation impact notre endurance (4). Un cycliste qui pédale pendant 10 minutes, subit une perte d’endurance de 20% si son niveau de déshydration équivaut à 1,8%.

Comment hydrater son intellect ? 

Au cours de la journée, après un trajet en transport en commun ou en vélo, on peut donc très rapidement se retrouver en situation de déshydratation. Car en temps normal, notre organisme rejette naturellement 2,5 litres d’eau par jour. Ces sorties d’eau correspondent à l’eau que nous évacuons par les urines, la respiration et la sueur. 
Or, nous ne consommons en moyenne que 0,7 litre d’eau via notre alimentation. Notre corps produit également 0,3 litres d’eau. Pour compenser les dépenses de notre organisme en eau, l’OMS préconise une hydratation d’au moins 1,4 litres d’eau par jour. Plus encore pour les femmes enceintes qui ont des besoins en eau accrus. 
Mais le secret d’une bonne hydratation c’est l’anticipation. Car lorsqu’on éprouve de la soif, c’est déjà trop tard : notre organisme est déshydraté et nos performances commencent à décliner... 
Pour être au top de ses capacités physiques et intellectuelles, mieux vaut don boire son litre et demi d’eau tout au long de la journée, à raison d’un verre d’eau toutes les deux heures par exemple. C’est bon pour le corps et bon pour l’esprit !
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Sources :
(1) Mémorisation “Influence of variations in body hydration on cognitive function: effect of hyperhydration, heat stress and exerciseinduced dehydration”; Cian C, Koulmann N, Barraud PA, Raphel C, Jimenez C, Melin B.
(2) Concentration : “The effects of fluid restriction on hydration status and subjective feelings in man”.Shirreffs SM, Merson SJ, Fraser SM, Archer DT. Br J Nutr. 2004 Jun;91(6):951-8.
(3) Agilité : “Moderate levels of hypohydration impairs bowling accuracy but not bowling velocity in skilled cricket players”. Devlin LH, Fraser SF, Barras NS, Hawley J. J Sc Med Sports.2001;4(2):179-187.
(4) Endurance : “Impaired high-intensity cycling performance time at low levels of dehydratation”.Walsh RM, Noakes TD, Hawley JA, Dennis SC.
Int J Sports Med. 1994;15:392-398.

vendredi 26 août 2011

Le ventre, organe du bonheur?

Les scientifiques sont aujourd'hui d'accord pour reconnaître que nos intestins constituent un deuxième cerveau, très similaire à celui logé dans la tête.
Les Anciens, taoïstes et indiens (des Indes, d'Amérique ou d'ailleurs) le savaient, eux pour qui le ventre était les « racines de la vie », le siège de l'âme, et qui comparaient la structure du cerveau à celle, en particulier, de l'intestin grêle, l'un comme l'autre doté de circonvolutions étonnement ressemblantes. Mais le parallèle morphologique se double par ailleurs d'un incroyable faisceau de similitudes : ce véritable deuxième cerveau inséré au sein de notre corps, appelé le système nerveux entérique, est situé dans une gaine tissulaire revêtant l'œsophage, l'estomac et surtout l'intestin grêle et le côlon. Parfaite unité fonctionnelle intégrée, il est composé de neurones, de protéines et de neurotransmetteurs qui renvoient en tous points au cerveau « d'en haut » et interagissent de façon tout à fait autonome ; capable d'apprendre, se souvenir, et engendrer émotions et sentiments.


Ce second cerveau « d'en bas », affirme le Pr Michael Gershon, de l'Université Columbia de New York, et qui l'étudie depuis trois décennies, joue un rôle crucial dans les misères et le bonheur des hommes... Ce faisant, ce chercheur consacre scientifiquement, comme d'autres l'ont fait avant lui dans des domaines différents, le lien indissoluble qui existe entre le corps et l'esprit, le soma et la psyché. La neuro-gastroentérologie était née...
Le système nerveux entérique se reflète en miroir dans le système nerveux central, et vice-versa, et les deux communiquent constamment par le biais du nerf dit vague, mais sans perdre leur indépendance. Presque toutes les substances qui déterminent le fonctionnement du cerveau encéphalique se retrouvent dans le ventre : des neurotransmetteurs majeurs comme la dopamine, la norépinéphrine, la mélatonine, l'acétylcholine, l'oxyde nitirique et -notamment-la sérotonine sont là (au total, une vingtaine). Deux douzaines de petites protéines cérébrales, les neuropeptides, y sont logées, comme le sont les principales cellules du système immunitaire, engendrées sur place en très grande quantité (70 à 80 % du total de l'organisme !). Plus stupéfiant encore : une catégorie très importante de substances opiacées endogènes, les enképhalines, résident ou prennent naissance dans la zone abdominale, tout comme les benzodiazépines, puissantes drogues psycho actives qui soulagent l'anxiété et l'angoisse et sont le principe actif essentiel du Valium bien connu. Jusqu'à assez récemment, on estimait que les intestins étaient un tube « branché » sur le cerveau, (plutôt neutre et docile), qu'il agissait sur commande. Erreur ! Personne, jusqu'aux travaux de Gershon et du Dr David Wingate, de l'Université de Londres, n'avait pris la peine de compter les neurones du ventre : ils sont cent millions, davantage que dans la mœlle épinière ! Or, le nerf vague ne relie ce cerveau entérique à celui de la tête que par un faisceau d'environ 2 000 neurones... Les autres, tous les autres, se consacrent à des tâches spécifiques et autonomes ne dépendant pas directement du cerveau supérieur !
Peu à peu, ce nouvel éclairage anatomophysiologique permet de mieux comprendre pourquoi les gens agissent, réagissent et ressentent comme ils le font ; pourquoi des antidépresseurs comme le dangereux Prozac - pourtant si répandu - tendent à bouleverser et à dégrader d'une façon ou d'une autre la fonction intestinale, car ils « confisquent » la sérotonine, « arbitre secret de nos états d'âme », selon la très heureuse formule de Pierre Pallardy (4) - et la mettent à la disposition du système nerveux central, artificiellement, au détriment de système entérique. C'est jouer avec le feu..
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Nous avons dans le ventre, pour peu que nous le laissions bien fonctionner, toute la pharmacopée biochimique nécessaire à notre détente, à notre joie de vivre et à notre épanouissement... ne vaut-il pas mieux le masser amoureusement, pour l'assainir, le tonifier et le stimuler, que l'empoisonner à petit feu avec des drogues ?
Toute altération d'un système nerveux se répercute immanquablement sur l'autre ; cette correspondance semble même particulièrement frappante dans le cas des maladies auto-immunes, telles que les colites ulcéreuses, la maladie de Crohn ou la redoutable maladie d'Alzheimer. Les victimes de cette dernière, par exemple, ainsi que celles atteintes de Parkinson, souffrent de constipation. Leurs nerfs entériques sont aussi malades que ceux de leur premier cerveau, et des plaques amyloïdes véritable signature de l'Alzheimer et d'autres encéphalopathies (que l'on appellera à l'avenir entéro-encéphalopathies ?)- apparaissent en même temps dans la tête et dans les intestins !
L'une des conditions cruciales de la santé est, vraiment, le fonctionnement coordonné et harmonieux, la coopération constante des deux cerveaux de l'être humain. Le second cerveau, abdominal, est (ne l'oublions pas) le gardien principal de notre immunité, fonction primordiale de survie et de longévité. Si le pacte est rompu, nous avertit le Pr Gershon, « il y aura chaos dans notre ventre (et ailleurs dans notre corps) et misère dans notre tête... ».



Le ventre, organe du bonheur...
Ce raccourci, à première vue exagéré, n'est en rien une outrance ! Autant que notre structure mentale, sinon plus - et en tout cas en liaison intime avec elle - notre ensemble abdominal, dans sa riche complexité non encore entièrement explorée par la science, détermine profondément notre vie affective, modèle et façonne nos émotions, et à son tour se voit affecté par elles ; par sa batterie de neurotransmetteurs et autres substances psychoactives endogènes, a le pouvoir de faire naître vague-à-l'âme ou joie de vivre, désarroi ou plaisir, mal de vivre ou plénitude. Doué de mémoire, il est, en outre, l'archive de nos souvenirs émotionnels depuis la plus tendre enfance...
Les Chinois savaient tout cela. Ils associaient la colère, l'anxiété, la préoccupation, la tristesse et la peur avec différents secteurs ou zones de l'intestin. « L'automassage du ventre a le pouvoir de créer un bien-être immédiat au niveau du cerveau supérieur, à travers les endorphines (ou hormones du bien-être) qui, dans la lutte contre les douleurs, sont beaucoup plus efficaces que tous les médicaments calmants. » nous dit encore Pierre Pallardy (4). Il ajoute : « en massant l'estomac, vous agissez sur la concentration, en massant le gros intestin, sur la résistance aux émotions (négatives), en massant la zone de la rate, on combat fatigue et dépression, en massant foie et vésicule biliaire, on chasse l'anxiété... ».

Prochain article: comment prendre soin de votre ventre.



Tiré d'un article de Matéo Magarinos BioContact 2004