vendredi 26 août 2011

Le ventre, organe du bonheur?

Les scientifiques sont aujourd'hui d'accord pour reconnaître que nos intestins constituent un deuxième cerveau, très similaire à celui logé dans la tête.
Les Anciens, taoïstes et indiens (des Indes, d'Amérique ou d'ailleurs) le savaient, eux pour qui le ventre était les « racines de la vie », le siège de l'âme, et qui comparaient la structure du cerveau à celle, en particulier, de l'intestin grêle, l'un comme l'autre doté de circonvolutions étonnement ressemblantes. Mais le parallèle morphologique se double par ailleurs d'un incroyable faisceau de similitudes : ce véritable deuxième cerveau inséré au sein de notre corps, appelé le système nerveux entérique, est situé dans une gaine tissulaire revêtant l'œsophage, l'estomac et surtout l'intestin grêle et le côlon. Parfaite unité fonctionnelle intégrée, il est composé de neurones, de protéines et de neurotransmetteurs qui renvoient en tous points au cerveau « d'en haut » et interagissent de façon tout à fait autonome ; capable d'apprendre, se souvenir, et engendrer émotions et sentiments.


Ce second cerveau « d'en bas », affirme le Pr Michael Gershon, de l'Université Columbia de New York, et qui l'étudie depuis trois décennies, joue un rôle crucial dans les misères et le bonheur des hommes... Ce faisant, ce chercheur consacre scientifiquement, comme d'autres l'ont fait avant lui dans des domaines différents, le lien indissoluble qui existe entre le corps et l'esprit, le soma et la psyché. La neuro-gastroentérologie était née...
Le système nerveux entérique se reflète en miroir dans le système nerveux central, et vice-versa, et les deux communiquent constamment par le biais du nerf dit vague, mais sans perdre leur indépendance. Presque toutes les substances qui déterminent le fonctionnement du cerveau encéphalique se retrouvent dans le ventre : des neurotransmetteurs majeurs comme la dopamine, la norépinéphrine, la mélatonine, l'acétylcholine, l'oxyde nitirique et -notamment-la sérotonine sont là (au total, une vingtaine). Deux douzaines de petites protéines cérébrales, les neuropeptides, y sont logées, comme le sont les principales cellules du système immunitaire, engendrées sur place en très grande quantité (70 à 80 % du total de l'organisme !). Plus stupéfiant encore : une catégorie très importante de substances opiacées endogènes, les enképhalines, résident ou prennent naissance dans la zone abdominale, tout comme les benzodiazépines, puissantes drogues psycho actives qui soulagent l'anxiété et l'angoisse et sont le principe actif essentiel du Valium bien connu. Jusqu'à assez récemment, on estimait que les intestins étaient un tube « branché » sur le cerveau, (plutôt neutre et docile), qu'il agissait sur commande. Erreur ! Personne, jusqu'aux travaux de Gershon et du Dr David Wingate, de l'Université de Londres, n'avait pris la peine de compter les neurones du ventre : ils sont cent millions, davantage que dans la mœlle épinière ! Or, le nerf vague ne relie ce cerveau entérique à celui de la tête que par un faisceau d'environ 2 000 neurones... Les autres, tous les autres, se consacrent à des tâches spécifiques et autonomes ne dépendant pas directement du cerveau supérieur !
Peu à peu, ce nouvel éclairage anatomophysiologique permet de mieux comprendre pourquoi les gens agissent, réagissent et ressentent comme ils le font ; pourquoi des antidépresseurs comme le dangereux Prozac - pourtant si répandu - tendent à bouleverser et à dégrader d'une façon ou d'une autre la fonction intestinale, car ils « confisquent » la sérotonine, « arbitre secret de nos états d'âme », selon la très heureuse formule de Pierre Pallardy (4) - et la mettent à la disposition du système nerveux central, artificiellement, au détriment de système entérique. C'est jouer avec le feu..
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Nous avons dans le ventre, pour peu que nous le laissions bien fonctionner, toute la pharmacopée biochimique nécessaire à notre détente, à notre joie de vivre et à notre épanouissement... ne vaut-il pas mieux le masser amoureusement, pour l'assainir, le tonifier et le stimuler, que l'empoisonner à petit feu avec des drogues ?
Toute altération d'un système nerveux se répercute immanquablement sur l'autre ; cette correspondance semble même particulièrement frappante dans le cas des maladies auto-immunes, telles que les colites ulcéreuses, la maladie de Crohn ou la redoutable maladie d'Alzheimer. Les victimes de cette dernière, par exemple, ainsi que celles atteintes de Parkinson, souffrent de constipation. Leurs nerfs entériques sont aussi malades que ceux de leur premier cerveau, et des plaques amyloïdes véritable signature de l'Alzheimer et d'autres encéphalopathies (que l'on appellera à l'avenir entéro-encéphalopathies ?)- apparaissent en même temps dans la tête et dans les intestins !
L'une des conditions cruciales de la santé est, vraiment, le fonctionnement coordonné et harmonieux, la coopération constante des deux cerveaux de l'être humain. Le second cerveau, abdominal, est (ne l'oublions pas) le gardien principal de notre immunité, fonction primordiale de survie et de longévité. Si le pacte est rompu, nous avertit le Pr Gershon, « il y aura chaos dans notre ventre (et ailleurs dans notre corps) et misère dans notre tête... ».



Le ventre, organe du bonheur...
Ce raccourci, à première vue exagéré, n'est en rien une outrance ! Autant que notre structure mentale, sinon plus - et en tout cas en liaison intime avec elle - notre ensemble abdominal, dans sa riche complexité non encore entièrement explorée par la science, détermine profondément notre vie affective, modèle et façonne nos émotions, et à son tour se voit affecté par elles ; par sa batterie de neurotransmetteurs et autres substances psychoactives endogènes, a le pouvoir de faire naître vague-à-l'âme ou joie de vivre, désarroi ou plaisir, mal de vivre ou plénitude. Doué de mémoire, il est, en outre, l'archive de nos souvenirs émotionnels depuis la plus tendre enfance...
Les Chinois savaient tout cela. Ils associaient la colère, l'anxiété, la préoccupation, la tristesse et la peur avec différents secteurs ou zones de l'intestin. « L'automassage du ventre a le pouvoir de créer un bien-être immédiat au niveau du cerveau supérieur, à travers les endorphines (ou hormones du bien-être) qui, dans la lutte contre les douleurs, sont beaucoup plus efficaces que tous les médicaments calmants. » nous dit encore Pierre Pallardy (4). Il ajoute : « en massant l'estomac, vous agissez sur la concentration, en massant le gros intestin, sur la résistance aux émotions (négatives), en massant la zone de la rate, on combat fatigue et dépression, en massant foie et vésicule biliaire, on chasse l'anxiété... ».

Prochain article: comment prendre soin de votre ventre.



Tiré d'un article de Matéo Magarinos BioContact 2004

mercredi 3 août 2011

Prendre soin de son ventre en douceur

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 - Comment se masser le ventre : auto-massage pour ventre plat
Masser son ventre relance la microcirculation, favorise les échanges cellulaires, limite la rétention d’eau, relaxe et améliore la digestion. Rien que ça !

Chaque jour, appliquez une huile aux actifs sélectionnés pour leur action anti-stress, et ou drainante en faisant pénétrer le produit toujours par des mouvements circulaires dans le sens des aiguilles d’une montre.


Terminez par un palper-rouler : saisissez votre peau, avec une ou deux mains, entre les pouces et les doigts, et faites-la rouler entre vos doigts.

En cas de ballonnements, pensez aussi à masser votre ventre sans crème, en effectuant d’abord des effleurages, ensuite des pressions, de façon à évacuer les gaz.


mardi 19 juillet 2011

Les conseils de David Servan-Schreiber: des couleurs pour votre santé



7 - Colorer son assiette


Du vert, du rouge, du jaune, de l’orange... Les aliments anticancer regorgent de couleurs susceptibles d’égayer votre assiette. Alors oui,colorez et variez les aliments de votre assiette, mais pas n’importe comment ! En éliminant le plus possible certains aliments (charcuterie, pain blanc, beurre, etc.), et en privilégiant les fameux ingrédients anticancer.

La palette idéale ? Des olives en apéro, et/ou des bâtonnets de carottes à tremper dans une sauce au yaourt bio parsemé d’origan.
En plat de résistance ? Du boulgour ou du quinoa et sa sauce au curcuma, du chou (quel qu’il soit), des champignons, ou des brocolis. De la viande et des œufs ? Oui, mais bio ou bleu-blanc-cœur. Pour agrémenter vos plats, le choix des condiments est grand : de l’ail (même en excès), de l’oignon vert, du thym, du basilic, de la menthe, du romarin, etc.
Et quand viendra l’heure du dessert, piochez dans la corbeille de fruits rouges de grand-mère ou du marché, ou optez pour les fruits de l’été (à noyaux).
Un peu de chocolat noir ne vous nuira pas, et encore moins la tasse de thé vert en fin de repas.


dimanche 17 juillet 2011

David Servan-Schreiber nous conseille: moins de sucres!



6 - Limiter la consommation de certains sucres


D’après David Servan Schreiber - mais aussi d’autres médecins, certains sucres favoriseraient le développement tumoral. En fait, comme toutes les cellules de l’organisme, les cellules tumorales (de façon plus importante) se nourrissent de sucres. Mais des études sur l’assimilation des sucres, ont montré que certains types de sucres joueraient un rôle particulièrement actif sur la croissance des cancers.

Ce sont les aliments à index glycémique élevé (ou « sucres dits rapides ») qui sont pointés du doigt ! Ces aliments engendrent des pics d’insuline dans l’organisme qui stimule la libération d’une autre molécule : l’insulin-like growth factor (IGF). Or cette substance a pour particularité de stimuler la croissance et la multiplication des cellules. Autre particularité de l’IGF, cette molécule favorise un état inflammatoire des tissus... En clair, autant d’arguments scientifiques qui prouveraient que les pics d’insuline et l’IGF favoriseraient la croissance des cellules cancéreuses.

Attention donc aux sucres raffinés, indique David Servan Schreiber. Autrement dit, il serait conseillé de réduire la consommation des sucres blancs, du pain blanc, des pommes de terre très cuites, des confitures, des boissons très sucrés... Et il recommande de privilégier : les céréalescomplètes, les patates douces, le quinoa, les haricots, les lentilles, le riz complet.



Les conseils de David Servan-Schreiber: diététique et santé





5 - Manger des aromates et des épices



Les nutriments qui ont des vertus pour lutter contre le cancer, se trouvent préférentiellement dans certains aliments, comme le curcuma. Des études en laboratoires, ont montré despropriétés anti-tumorales contre les cancers du foie, du poumon, de l’estomac... Cette épice « forcerait » les cellules cancéreuses à mourir.

Cuisiner en harmonieProblème : le curcuma franchit difficilement la barrière intestinale. David Servan-Schreiber fait référence à des travaux qui auraient montré que le poivre ou le gingembre permettent de favoriser énormément l'absorption du curcuma. Ces aliments sont très souvent utilisés dans la cuisineindienne, ce qui fait dire à ce médecin : « La sagesse indienne a donc largement devancé la science dans la découverte des synergies naturelles entre les aliments ».

David Servan-Schreiber regrette que beaucoup des arguments scientifiques apportés par des chercheurs n’ont pas forcément l’écho qu’ils devraient avoir. C’est le cas pour l’importance de la qualité de notre alimentation dans la prévention des cancers. Pour convaincre totalement, des travaux de grande envergure - dits épidémiologiques - sont généralement nécessaires. Seul problème : ce genre de travaux demande des moyens souvent considérables, et du temps... mais avons-nous vraiment le loisir d’attendre quand il s’agit de cancer ?

samedi 16 juillet 2011

Le massage facial




Alain Pénichot, vous présente ces quelques exercices qui vous aideront au bureau, dans les embouteillages, dans votre bain, quand vous avez 3 min ni plus, ni moins, à vous détendre, vous dé-stresser.
C'est simple, gratuit, à portée de tous.

Bel été!

Orianne

Visitez le site http://Orianne.myKeyAudio.com

David Servan-Schreiber nous conseille: utiliser une bonne huile!



4 - Choisir la bonne huile


Il est important de privilégier une alimentation riche en oméga 3,
indique David Servan-Schreiber. Autrement dit : manger des poissons,
préférer l’huile de colza ou de noix, des œufs ou des produits laitiers
issus de la filière oméga 3 (c’est-à-dire dont les animaux ont consommé
 de l’herbe traditionnelle au lieu de produits alimentaires à base de maïs
 ou desoja, par exemple).

David Servan-Schreiber n’est certainement pas le seul médecin à mettre
 en avant les vertus de ces graisses qui permettent un meilleur contrôle
de l’inflammation, et de la croissance des cellules. Dans ses différents
ouvrages, il a dénoncé les graves conséquences d’unealimentation
beaucoup trop riche en oméga 6. Sous le prétexte de diminuer notre
consommation de beurre, nous avons surconsommé des huiles végétales,
et en particulier des margarines riches en oméga 6... dont la consommation
a augmenté de 250 % entre 1960 et 2000.

Attention aux huiles de soja et de tournesolDans son livre Anticancer,
on trouve un schéma qui fait le parallèle entre l’augmentation de la
consommation des oméga 6 (huile de soja, tournesol) dans l’alimentation,
et l’augmentation des cancers du sein.